Les pluies diluviennes qui distillent en plein été leur arrière-goût de rentrée des classes vont avoir peine à arranger
les choses. Un air de morosité plane sur les festivals de Paris depuis que Le
Parisien puis Le Monde ont dévoilé les projets de coupes sombres
prévues pour l'automne dans le budget de la culture de la Ville. Une hécatombe, si l'on en croit le résumé que les deux quotidiens
proposent de notes transmises par la direction des affaires culturelles et l'adjoint à la culture Christophe Girard à Bertrand
Delanoë, maire de la capitale.
Le second document, préparé par Christophe Girard, établit ainsi une série de propositions d'économies où figureraient, pêle-mêle, la suppression des subventions au théâtre Paris-Villette, la disparition du festival Les Arènes du jazz, de nouvelles hausses de tarifs pour les conservatoires, des économies de plusieurs centaines de milliers d'euros sur les travaux prévus dans plusieurs lieux (comme le théâtre du Rond-Point ou le cinéma de Barbès le Louxor) ou encore l'augmentation de la redevance de l'Espace Pierre Cardin.
Un contexte "particulièrement contraint"
La Ville s'est empressée de répondre à l'article du Monde et précise dans un communiqué que la note en question est un document de travail et qui correspond à une étape d'une réflexion collective des différents services et des élus en vue de l'élaboration du futur budget. Surtout, elle assure que ce dernier, malgré un contexte économique "particulièrement contraint", "se situera dans la continuité de l'effort constant de la Ville pour développer l'accès de tous à la culture et s'attachera à ne pas remettre en cause la dynamique des festivals et établissements qui font la richesse de la culture à Paris". La validité des informations du Monde n'est toutefois pas contestée.
Du côté des acteurs culturels, l'ensemble de ces annonces est reçu avec de la prudence, et une pointe de fatalisme. Ainsi du comédien Emmanuel Dechartre, directeur du Théâtre 14 et fondateur de l...











































